RÉFUGIÉS ET DROIT D’ASILE

Jamais le monde n’a compté autant de migrants internationaux et on estime aujourd’hui leur nombre a plus de 272 millions en 2019. Un essor qui devrait se poursuivre, notamment en raison du changement climatique. La figure du migrant est plurielle, du demandeur d’asile à l’ingénieur d’une FTN, et on constate la montée en puissance du nombre de réfugiés. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés, ils seraient environ 26 millions et 5 pays fournissent 68% des réfugiés en 2019 : Myanmar, Afghanistan, Syrie, Soudan du Sud et la Somalie. Pour ces 5 états, la cause du départ est dûe à un conflit ou à la persécution d’une minorité ethnique. Les pays qui accueillent le plus de réfugiés sont la Turquie, le Liban, l’Iran, le Pakistan et l’Ouganda, des pays qui sont limitrophes aux pays de départ.

Il ne faut pas négliger non plus les 40 millions de déplacés, c’est-à-dire des populations qui ont trouvé refuge dans d’autres régions de leur État d’origine. Beaucoup d’entre eux cherchent rejoindre l’Occident et en particulier l’Union européenne perçue comme un Eldorado. Des migrants, qui au péril de leur vie, et à la merci des passeurs, qui cherchent à rejoindre pour l’essentiel l’Europe.

Réfugiés | Collectif Eco-Solidaire

@Alessandro Penso/MAPS

Expositions photo

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés des Nations Unies le 20 juin, s’est tenue au centre Sejong, à Séoul, l’exposition “World Refugee Photo Exhibition” avec plus d’une centaine de photos du photographe documentaire Harry CHUN, qui couvre depuis 13 ans les zones de conflit, et documente les parcours des réfugiés d’Haïti, de Syrie, d’Irak, du Myanmar (Rohingya) et de République démocratique du Congo. En 2015 il a accompagné et couvert la fuite de réfugiés Syriens fuyant au prix de leur vie depuis la Turquie jusqu’à l’Allemagne, en passant par la Grèce.

Nous avons pu rencontrer et interviewer Harry CHUN qui nous parle de son parcours.

Mais aussi :

Du 12 juin au 9 août 2020, au MoPS à Samcheon-dong, on peut voir les images d’un autre photographe reporter, JInsub CHO, toujours sur le thème des réfugiés, dans le cadre de l’exposition <<Portfolio View ReView>>. L’occasion de découvrir un endroit très spécial dédié à la photographie.

Voir ces expositions, c’est aussi l’occasion de rendre hommage à la force, au courage et à la persévérance de millions de réfugiés. Et pourquoi ne pas aller plus loin en montrant son soutien aux familles déracinées au travers des nombreux programmes de soutien? A suivre…

Un demandeur d’asile est une personne qui se dit réfugié(e) mais dont la demande est toujours en cours d’examen. Chaque année, les demandeurs d’asile représentent environ 1 million de personnes.

Il incombe aux systèmes d’asile nationaux de décider quels demandeurs d’asile peuvent effectivement prétendre à une protection internationale. Pendant les mouvements massifs de réfugiés, généralement dus à des conflits ou à une violence généralisée, il n’est toutefois pas toujours possible ou nécessaire de procéder à un entretien individuel avec chaque demandeur d’asile ayant traversé une frontière. Par conséquent, ces groupes sont souvent déclarés réfugiés « prima facie ».

Pour aller plus loin

Une sélection d’articles pour approfondir le sujet

«Fermer les camps de réfugiés est aujourd’hui un impératif de santé publique» conversation avec Jean Ziegler, vice-Président du comité du conseil de l’homme des Nations Unies

@Le Grand Continent – 15 Mai 2020

«Respecter les migrants, régler les causes des migrations» Livret thématique supplémentaire de l’Avenir en Commun

@LFI

Et en images…

Lancement de la note de synthèse sur la sécurité alimentaire 3:36

@ONU Info 9 juin 2020

Il y a plus qu’assez de nourriture dans le monde pour nourrir les 7,8 milliards de femmes et d’hommes qui peuplent la Terre. À ce jour, pourtant, plus de 820 millions de personnes ne mangent pas à leur faim.

Rafael Correa reçoit le sociologue Jean Ziegler 26:04

@La Grande Interview 25 mars 2020

Les réfugiés à Taïwan

Un décryptage du statut et de la situation des réfugiés à Taïwan par Radio Taïwan International.

“A Taïwan, la question des réfugiés semble bien éloignée, le pays ne disposant pas de loi sur les réfugiés ni d’un mécanisme complet d’asile. Néanmoins il existe des personnes qui demandent le statut de réfugiés. Qui sont-elles ? Comment vivent-elles à Taïwan ?
Lin Shu-han, spécialisé dans le dossier des réfugiés à l’association pour les droits de l’Homme de Taïwan nous parle de la question des réfugiés à Taïwan.”

Droit d’asile

Vous trouverez également ici un dossier complet sur la politique de Taïwan sur le droit d’asile.

Mais aussi

Vous pouvez consulter ici l’annuaire de contacts pour l’ Aide aux Réfugiés à Taïwan: TAIWAN – PRO BONO DIRECTORY et découvrir les activités de Taiwan Association for Human Rights About TAHR.

Les réfugiés en Corée du Sud

La république de Corée accueille peu de réfugiés et la population fait peu de cas de ceux-ci, voire n’a aucune connaissance de ce fait alors que dans les années 50, après la guerre de Corée, il existait des réfugiés et des déplacés coréens. Ils furent nombreux à tenter aussi le désir de vivre autrement en partant pour les Etats-Unis dans les années 60 puis 70.

L’arrivée d’un peu plus de 500 demandeurs d’asile yéménites sur l’île de Jeju entre 2016 et 2018, île sur laquelle ils séjournent depuis a conduit à de nombreux débats au sein de l’opinion publique de la péninsule, illustrant la méconnaissance du sujet et les relents xénophobiques d’une grande partie de la population. Selon Amnesty International, Si des progrès sont à noter, la Corée du Sud doit aller plus loin pour aider les demandeurs d’asile yéménites.

Au pays du Matin Clair, les seuls réfugiés qui comptent sont en provenance du “frère ennemi’ du Nord avec un énorme soutien de l’Etat, d’associations et de nombreuses congrégations religieuses. Des réfugiés en provenance du Nord qui cherchent avec beaucoup de difficultés à trouver leur place au Sud.

Témoignages :

Demander l’asile en Corée du Sud: comment faire?

HCR République de Corée

  • En Corée, les autorités sud-coréennes, sous le Service de l’Immigration en Corée reçoivent, considèrent et décident toutes les demandes d’asile. Toutes les demandes d’asile sont faites par le bureau d’immigration local.
  • Les formulaires de demande d’asile (le formulaire de « Demande de Reconnaissance du Statut de Réfugié ») sont disponibles dans les bureaux d’immigration locaux et succursale du bureau d’immigration. Les formulaires sont aussi disponibles sur le site Hi-Korea (cliquez sur « Application Forms » dans la boîte ‘Quick’ à droite de l’écran). Ils doivent être écrits en coréen ou en anglais.
  • Pour plus de détails sur la procédure pour la Détermination du Statut de Réfugié,
  • Veuillez bien consulter le « Guide des Procédures pour la Détermination du Statut de Réfugié » publié par le Ministère de la Justice ( 법무부 ) ou le Service de l’Immigration en Corée ( 출입국·외국인정책본부 ).
  • Vous pouvez également appeler le centre de contact pour l’immigration <<1345>> pour obtenir des conseils en plusieurs langues.

Le HCR n’a aucune autorité pour intervenir dans les cas individuels de réfugiés en Corée. Il fournit des services de consultation aux demandeurs d’asile, titulaires du statut humanitaire, et aux réfugiés reconnus.

Réinstallation dans un pays tiers.

  • Il n’y a pas de programme de réinstallation HCR de la République de Corée à un pays tiers. La Corée du Sud fournit aux réfugiés et aux demandeurs d’asile le statut légal de séjour, la procédure de détermination du statut de réfugié, et les droits fondamentaux.
  • Le programme de réinstallation global du HCR a des places très limitées. Pour ces places limitées, le HCR priorise les individus extrêmement vulnérables qui sont dans des situations très dangereuses ou instables dans les pays sans droit d’asile et protections juridiques.
  • Les demandeurs d’asile et réfugiés en République de Corée souhaitant voyager ou émigrer dans un pays tiers doivent suivre les procédures pour les demandes de visa du pays correspondant. Le HCR ne peut pas porter assistance à cela.
  • Le HCR n’offre pas de lettre de référence ou confirmation du statut de réfugié aux individus en Corée. Cela ne peut être fait que par les autorités sud-coréennes.

Mais aussi : GongGam

En 2004, GongGam ( https://www.kpil.org/about-us/ ) un groupe d’avocats sensibles à l’intérêt public se sont lancés en tant qu’organisation sans but lucratif. Pionnier dans le domaine du droit de l’intérêt public en Corée, GongGam s’est efforcé de défendre les droits de l’homme des plus marginalisés de notre société en offrant un accès à la justice à ceux dont les voix ne sont souvent pas entendues et dont la présence est passée inaperçue.

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